Photographes

COşKUN ARAL

Coşkun Aral, photographe de guerre basé en Turquie, débute sa carrière professionnelle en tant que journaliste de presse en 1974, travaillant tout d’abord pour le journal Günaydin and Gün.
Dans les années qui suivent, il travaille en tant que correspondant turc pour l’agence SIPA Presse localisée à Paris. Au cours de sa carrière ses clichés font régulièrement la une de magazines reconnus tels que le « Times » et « Newsweek ». Parallèlement il poursuit sa carrière de photojournaliste pour l’Agence de Presse Turque ainsi que pour les journaux « Milliyet » et « Hürriyet. »
Le 14 Octobre 1980 marque un tournant décisif dans sa carrière lorsqu’il a l’exclusivité d’une interview de terroristes ayant pris en otage l’avion dans lequel il voyageait en tant que passager. Cet événement fait sensation et lui vaut plusieurs récompenses en Turquie et à l’étranger. Depuis, Coskun Aral, a largement contribué à la médiatisation des plus grandes guerres et conflits du siècle dernier, assistant inévitablement aux migrations de populations cherchant asile.
À travers ses photos, Coskun Aral tente de fournir des éléments de compréhension à ceux intouchés par ce genre de tragédie et favorise l’empathie en ouvrant le dialogue entre sujets et spectateurs.
Coskun Aral est un « insider », un professionnel qui mets plus de quarante ans d’expertise au service de notre agence Visioncy en participant à l’organisation de notre exposition internationale Exodus-Déjà Vu.
Sa parfaite connaissance du terrain et son expérience feront écho aux travaux de cette nouvelle génération de photographes.

Issa Touma, artiste photographe basé à Alep en Syrie. Quelques mois avant l’explosion de la guerre en Syrie la plupart des artistes, penseurs et intellectuels ont décidé de fuir le pays, mais ce n’est pas le cas d’Issa.
Persuadé que la fin inévitable d’un pays privé d’art et de culture est la mort, Issa décide de rester à Alep, sa ville natale en signe de résistance pacifique et continue à travailler sur ses projets mis en place avant le début de la guerre.
Il est aujourd’hui le fondateur et directeur de l’organisme et Galerie d’Art “Le Pont ” à Alep.
Ses séries de photos « Sufis » et « The day of Al Ziyara » ont été acquises par le Victoria and Albert Museum à Londres.
Depuis 2012, il filme et photographie son Alep bien-aimée, ville qui fait l’objet du court-métrage « 9 days: From my window in Aleppo ». Ce documentaire a capté l’attention de nombreux festivals européens et fut primé à plusieurs reprises.

SERGEY PONOMAREV

Sergey Ponomarev, photographe de guerre d’origine Russe, basé en Irland. C’est au début des années 1990 à Moscou, en Russie que Sergey débute sa carrière. Comme il le dit lui-même « (…)à cette époque la liberté d’expression et la liberté des médias n’étaient pas seulement des mots , ils étaient réels ».
Sergey Ponomarev a longtemps travaillé au sein d’importants journaux locaux russes avant de rejoindre l’Association des agences de Presse avec laquelle il a collaboré pendant huit années. Aujourd’hui il poursuit sa carrière en freelance comme photojournaliste et voyage dans les zones de conflits les plus dangereuses de notre monde contemporain.
Ses séries photographiques sur l’Afghanistan, l’Ukraine, la Syrie ont souvent été diffusées dans le « New York Times ». Son travail sur la zone de Gaza lui a valu l’obtention du « World Press Photo », et dernièrement le prestigieux Prix Pullitzer 2016 pour avoir documenté le périple de migrants Syriens.

Roland Neveu, les années 1970 marquent le début de la carrière de Roland Neveu. Le jeune NEVEU était à l’époque présenté comme un des photojournalistes occidentaux témoin de la chute des Khmers Rouges en 1975 à Phnom Penh, il est d’ailleurs devenu célèbre par les photos exceptionnelles qu’il en a pris.
Pendant vingt ans, il a parcouru le monde en traversant les zones de guerre et a fait les unes des plus gros journaux comme le « Times » ou le « Newsweek ».
Neveu a immortalisé de nombreuses guerres notamment en Afghanistan et à Beyrouth au Liban. Ses photos témoignent du sang laissé durant le conflit Salvadorien, ou encore la guérilla sociale des Philippines en 1986, mais, dénoncent aussi les images des premières victimes du Sida en Ouganda.
Sa réputation internationale, lui permet de se construire un nom dans l’industrie du film et d’assurer sa reconversion avec succès. Il a travaillé avec de très grands noms d’Hollywood comme Oliver Stone, Brian de Palma ou Ridley Scott.
Lors de son exposition pour l’événement Exodus Déjà Vu, il montrera un de ces premiers travaux, car selon lui, aujourd’hui, la problématique des réfugiés n’est pas une exception dans notre histoire, c’est du Déjà-Vu.

RAHMAN ROSLAN

Rahman Roslan est basé à Kuala Lumpur en Malaisie. Les principaux intérêts de cet artiste émergeant sont la société et l’humanité en photographie. Ses séries de photographies relevant du portrait et du documentaire ont été publiées dans des journaux prestigieux tels que « New York Times » ou encore « Strait Times Singapore ».
Toujours sur des projets d’actualité et de société, il étudie actuellement les relations entre l’Islam et les cultures de l’Asie du Sud Est.
Roslan a aussi capturé les flux migratoires des réfugiés Birmans et est aujourd’hui en route vers la frontière Turco- Syrienne afin d’alimenter ses travaux sur un thème qui lui est cher : celui des migrants.

Nilüfer Demir, photographe née en Turquie. Elle a longtemps travaillé comme photojournaliste jusqu’à ce qu’en 2015 elle décide de s’intéresser à la crise européenne des réfugiées pour l’agence turque « Doğan Haber Ajansı”
Elle est l’auteur de la tristement célèbre photo du petit Aylan Kurdi, trois ans, décédé en essayant de fuir la Syrie avec sa famille. Cette photo devenue symbolique a ouvert un débat moral sur la situation des réfugiés et les limites des médias. La photo de Demir est aujourd’hui devenue un emblème et a été reprise de nombreuses fois en illustration et sur des murs en street-art. Aujourd’hui la photojournaliste continue de couvrir le sujet depuis sa ville natale, Bodrum.

SUTHEP KRITSANAVARIN

Suthep Kritsanavarin est un photojournaliste thaïlandais qui a couvert de nombreuses crises environnementales, sociales et humanitaires en Asie du Sud-Est depuis près de deux décennies. Son travail est fondé sur la ferme conviction qu'un photojournalist a le devoir d'agir comme un sérieux observateur de la société et de la culture : il doit contribuer au changement social au niveau local et international. Il atteint ces objectifs en travaillant des projets sur le long terme pour comprendre le mieux possible son terrain et établir une relation de confiance avec les communautés au sein desquelles il travaille. En conséquence, Suthep capture des images fortes d'histoires personnelles

approfondi

As a result, Suthep captures powerful images of personal stories that propel an in-depth documentary, bringing international attention to issues highlighted in his work.

Suthep fait partie des premiers photojournalistes à travailler de façon continue sur les Rohingya. Son travaille photographique sur les Rohingya a été soutenu par le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies, l'Open Society Foundation, et bien d'autres. Grâce à son travail, il est parvenu à établir une confiance parmi les communautés Rohingya à travers l'Asie du Sud-Est comme personne d'autre avant lui. Son oeuvre, loué par la communauté internationale, donne ainsi une meilleure compréhension de la crise actuelle.